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Antoine Tempé expose à Culturesfrance

 
   
   





 

Dans le cadre de sa politique de soutien à la création contemporaine française, Culturesfrance expose en ses murs et jusqu’au 15 février 2008 quinze photographies en noir et blanc de grandes figures de la danse contemporaine africaine (Nelisiwe Xaba, Kettly Noël, Faustin Linyekula …) réalisées par Antoine Tempé.

Antoine Tempé raconte souvent que c’est la danse qui l’a mené à la photographie, à l’Afrique et au portrait. A New York, ville multiculturelle entre toutes, danseur lui-même, il a rencontré ses premières compagnies dans les années 1990. Il a par la suite voyagé pendant un an dans l’Ouest du continent noir. Depuis plus de cinq ans, il suit les plus grands danseurs contemporains africains, s’approchant toujours plus près des corps et des visages, pour en sonder la force vitale et cette énergie si particulière qui habite ses photographies.

Surpris en plein mouvement, les danseurs d’Antoine Tempé nous offrent l’insaisissable, ces moments de grâce invisibles à l’œil nu, et qui ne se révèlent que quand on les arrête. La course du temps abolie par le talent du photographe, chacun se dévoile dans l’intimité du studio, offrant au regard un geste, une moue, un peu de lui ou d’elle dans sa gestuelle. C’est bien l’Afrique d’aujourd’hui qui se dévoile dans cette série de portraits dansés. Comme un abécédaire des âmes et des corps, dans un univers libéré des stéréotypes, elle se montre sous un jour résolument moderne et actuel, sans pour autant oublier ses racines. La danse, miroir de l’âme.

Contemporaine, la photographie d’Antoine Tempé sublime la réalité pour en capter les plus beaux et les plus infimes accidents. Elle s’inscrit aussi dans une tradition picturale classique. Le rendu très charnel des matières et le graphisme savamment équilibré dans un cadre au format carré restent pour lui les meilleurs alliés, pour nous offrir l’émotion visuelle que procure la rencontre de ces visages, de ces silhouettes, cadrés à la seconde près.


Visuel : Iacina Coulibaly © Antoine Tempé