Si le soleil ne se couche jamais sur l'empire du football, il ne se couche pas davantage sur les créations qu'il suscite: des chansons, des disques, des bandes dessinées, des chroniques, et des romans policiers, n'est-ce pas commissaire San Antonio? Du protège-tibias de Di Stefano à Marche, poilu de Verdun, en passant par les Italiens battus par les Brésiliens, mais deuxièmes, quelle richesse, quelle diversité...
A chacun ses mythologies. Quand nous étions enfants, l'une des nôtres était vêtue de rouge et noir. Des êtres humains la peuplaient. Ils écrivaient leurs chétives légendes de leur vivant. Ils s'appelaient Zamora, Costamagna, Samitier, Luis et Joaquim Vallée, ou encore Luciano et Rossi. Pour d'autres générations, à ces noms succédèrent ceux de Domingo, Colonna, Amalfi, Bonifaci, Carré, Gonzales, Ujlaki, Carniglia, Poitevin, Nurenberg, Majhoub et l'éternel Andoire. Il suffit d'ailleurs de les prononcer pour que la féerie survive et se moque des renfrognements de l'âge.
Louis Nucera
1938 - Carte postale de Joë Bridge
Le goal dégage, le coup d'envoi est donné. La France organise la 3
e Coupe du Monde, environ 400 000 spectateurs la suivront.
1938 - Edmond Calvo
Toutes les péripéties d'un match de football, sifflet perdu, chandelle, penalty, le père de Trottinette, et de La bête est morte, les résume magiquement en un clin d'oeil.
Zidane ou Fernandez sont des modèles pour les mômes. Leur réussite prouve que l'on peut se sortir de son milieu pourvu que l'on consente des sacrifices et que l'on continue de rêver.
Didier Daeninckx
1960-65 - Billet de loterie
Dans les années 60, la Loterie nationale éditait des billets reprenant la tête des joueurs les plus célèbres, par exemple celle de Fontaine, le roi des buteurs.

1960 - Chanson de Gil Bernard
Avec ses 13 buts, Just Fontaine, le canonnier de Suède, inspirera quelques chansons, avant de les fredonner lui-même.