Même si comparer Kopa à Napoléon est un peu éxagéré, le football c'est tout de même autre chose que les "petits groupes rigoureux et étroits" dont parle Sartre.
"Ah! le foot!" s'écrie Sartre. Je sursaute, il s'amuse de mon étonnement.
"Non, mais tu imagines leurs têtes, aux
Temps Modernes
, si j'allais voir un match?" Et de me réexposer sa "théorie du surf" dont nous avions discuté quelques semaines auparavant - à savoir que pour être entendu il faut savoir épouser peu ou prou l'opinion commune des gens auxquels on s'adresse, à la manière de ces surfeurs qui peuvent se diriger (presque) n'importe où, à la condition de savoir prendre la vague, mais qui coulent dès qu'ils s'en écartent. Il sent ma déception, sourit et me glisse à voix basse: "Mais je me suis tout de même offert un petit plaisir: pour ma théorie du "groupe en fusion", je leur ai refilé en exemple... une équipe de football!"
Jean-Paul Sartre
1932-36 - Concours d'art
Aux Jeux Olympiques, entre 1912 et 1948, il y eut un concours d'art, qui provoqua l'émergence de nombreuses peintures, gravures et sculptures...
Rennes fut le dernier club d'Armorique à disputer une finale de Coupe de France, en 1971 si j'en crois mes souvenirs. J'ai beau ne pas être obsédé par l'actualité du ballon rond, j'aime le football. Comment rester insensible à la force tragique d'un match? À la beauté vertigineuse des chassés-croisés nécessaires à l'infiltration des lignes ennemies, donc à la victoire? À cette guerre étrange, dominée par l'esprit sportif, si c'est un ballon réputé increvable qui prend les coups, des milliers, polarisant à lui seul l'éternel désir de vaincre du genre humain? À ce duel effarant du tir au but, face à face entre deux héros solitaires, en plein match, le goal et son tueur amical, à quelques pas? À une finale, où de nouveau la Bretagne est à l'honneur, même si le chauvinisme est toujours de mauvais conseil?
Yann Quéffelec
1987 - Burruchaga
Les sponsors locaux des "Canaris" font preuve d'imagination. Le PSG va se faire grignoter comme les biscuits BN produits sur les bords de la Loire.
Je n'ai jamais pu voir un gardien dans cette posture, sans me dire ce que cent fois déjà je m'étais dit, bien au-delà du football : pas de triomphe sans victime. Et par conséquent pas de joie pure dans la victoire. Dont l'envers est toujours l'anéantissement de l'autre. Les Grecs déjà l'avaient senti : sur cette métope du temple de Sélinonte qui nous a été conservée, quelle mélancolie que celle de Héraclès, vainqueur du lion de Némée. Et qui, appuyé sur sa massue, considère la victime étendue à ses pieds. Avec une perplexité mêlée, on dirait, de compassion. Bref, pas de victoire sans meurtre. Donc pas de victoire heureuse. Sinon pour les imbéciles ou les irresponsables. Ni de bonheur parfait. N'en déplaise aux supporters " triomphants ".
Georges Haldas
1983 - Marius Trésor
Plaque tournante de la défense de l'équipe de France à 65 reprises, Trésor héros du match contrel'Allemagne à Séville en 1982, brilla aussi sous le maillot de Marseille, puis de Bordeaux, avant de pousser la chansonnette.
1985 - Dominique Rocheteau
Après avoir fait le bonheur de Geoffroy-Guichard, "l'ange vert" fit celui du Paris-Saint-Germain. Titres, coupes, sélections, il eut tout. Et même, en prime, un 45 tours.