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Sport & Littérature / Le vélo sur piste et route
 

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Le cyclisme, qui se partage entre les épreuves sur route et les épreuves sur piste a toujours inspiré les écrivains. De Maurice Leblanc à Didier Daeninckx, en passant par Frédéric Dard, René Fallet, Georges Perec, ou Louis Nucéra rares sont ceux qui n'ont pas succombé à un charme, qui toucha aussi très tôt cyclistines et militaires. Malgré les chiens, et les cochers...

1952 - Jeanine Lemaire

Le sport féminin ne fut reconnu que difficilement : ainsi le record de l'heure établit en 1952 au Vigorelli par "l'infirmière volante" avec 39km735 ne fut pas homologué par l'Union Cycliste Internationale.

1905 - Triplette La Française

En demi-fond, pour les courses de longue haleine ou les records, avant les entraîneurs à moto, et même un peu après, il y eut les entraîneurs humains. Ils étaient nombreux à se relayer et utilisaient des machines multiples, des tandems, des triplettes, quadruplettes voire des quintuplettes. Une armada que l'on appelait l'artillerie à pédales, et que Toulouse-Lautrec a d'ailleurs immortalisée.

Je levai l'oeil vers le rétroviseur, le maillot rouge, le maillot vert, le maillot blanc apparaissaient au bas du raidillon.
- Les voilà ! criai-je.
Busard se mit à courir, en poussant son vélo. Il trébucha plusieurs fois. Le vélo tomba, il le reprit en mains. Il parcourut ainsi les trente derniers mètres du raidillon. Il laissa une traînée de sang derrière lui. Au sommet, il se remit en selle. Nous nous trouvions exactement à sa hauteur. Depuis le Clusot, Marie-Jeanne était restée à la portière. Busard tourna la tête vers Marie-Jeanne.
- C'est pour vous, cria-t-il.
La descente à travers la vieille ville se fait par des rues étroites, sinueuses à pente rapide. Je perdis de vue Busard. Je fus dépassé par Lenoir, le Lyonnais et le Bressan. Je ne les retrouvai que sur la promenade, à huit cents mètres du stade. Busard gardait cent cinquante mètres d'avance. Lenoir menait la poursuite. Busard tomba en prenant le tournant à angle droit du chemin qui mène au stade. La tête porta sur la chaussée. Il se releva aussitôt. Le front était ouvert et le sang coulait sur les yeux. Il se remit en selle. Des jeunes gens s'étaient précipités et le lancèrent. Les poursuivants n'étaient plus qu'à quelques mètres. Busard pénétra le premier sur la piste avec vingt mètres d'avance.
La foule criait : " Lenoir !... Lenoir !..." parce que c'est lui qui, d'ordinaire, fait triompher les couleurs de Bionnas.
Au sprint, le Bressan passa tout le monde et franchit le premier la ligne d'arrivée. Lenoir et le Lyonnais suivirent à deux roues. Busard arriva quatrième à dix mètres. Juliette Doucet qui se trouvait près de la ligne d'arrivée remit au Bressan le bouquet du vainqueur. Le Bressan fit le tour de la piste sous les applaudissements.
- Hourra ! pour le Bressan, criait Juliette Doucet.
Je conduisis Busard à la clinique où l'on fit des points de suture à ses blessures qui n'avaient pas de gravité.

Roger Vaillant

1955 - Louison Bobet

Champion français des Tours de la reprise, le Breton, beau, courageux et plein de panache sut mieux que le teigneux Robic, capter les premiers annonceurs non-sportifs.

1954 - Louison Bobet

Vainqueur des Tours de France 1953, 54 et 55, champion du monde sur route en 1954 à Solingen, le souriant champion fait la une des grands magazines. Les victoires sont alors rares, et face à Coppi, Koblet ou Kubler, lui relève le défi. Il est l'orgueil du pays, son ambassadeur musclé et souriant.Il se raconte même dans Confidences.

1919 - Léon Georget

Surnommé "Le père Bol d'or", le champion gagna à neuf reprises entre 1903 et 1919, cette épreuve disputée sur 24 heures dans le sillage d'entraîneurs humains. Avec du gros rouge comme carburant, des biscuits, et un minimum de repos, le très endurant Léon dépassait régulièrement les 900 kilomètres !