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Marquise de Sévigné / Portraits de famille
 

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« (...) Croyez, mon fils, qu'aucun Grignan n'a dessein de vous faire des finesses, que vous êtes aimé de tous, et que si cette bagatelle avait été une chose sérieuse, on aurait été persuadé que vous y auriez pris bien de l'intérêt, comme vous avez toujours fait. M. de Grignan est encore à Marseille : nous l'attendons bientôt, car la mer est libre, et l'amiral Russell, qu'on ne voit plus, lui donnera la liberté de venir ici.

Je ferai chercher les deux petits écrits dont vous me parlez. Je fie fort à votre goût. Pour ces lettres à M. de la Trappe, ce sont des livres qu'on ne saurait envoyer, quoique manuscrits. Je vous les ferai lire à Paris, où j'espère toujours vous voir ; car je sens mille fois plus l'amitié que j'ai pour vous, que vous ne sentez celle que vous avez pour moi. C'est l'ordre, et je ne m'en plains pas. (...) »

Madame de Sévigné, Lettres, à Charles de Sévigné et au Président..., 20 septembre 1695.