des auteurs
Valère Novarina / Repères chronologiques |
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| 1947 |
Naissance de Valère Novarina, fils de l’architecte Maurice Novarina et de l’actrice Manon Trolliet, à Chêne-Bougeries, dans le canton de Genève. Il passe toute
son enfance en Savoie ; la montagne demeurera un lieu de travail et d’écriture
et le patois savoyard une expérience cruciale de la fécondité et du mobilisme
de la langue.
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| 1960-1964 |
C’est à la fois en tant qu’acteur – il joue dans des mises en scène de sa mère –
et comme lecteur d’Artaud que Valère Novarina découvre le théâtre.
Il rédige à la Sorbonne un mémoire intitulé « Antonin Artaud, théoricien du théâtre ». |
| 1968-1974 |
Valère Novarina travaille à l’écriture de L’Atelier volant puis du Babil des classes
dangeureuses.
L’Atelier volant est monté en 1974 par Jean-Pierre Sarrazac. Éloigné des répétitions,
Novarina écrit en deux dimanches la Lettre aux acteurs qu’il distribue aux
comédiens : ce court texte marque le début d’une méditation sur l’acteur qui sera
poursuivie dans Pour Louis de Funès, Pendant la matière et Devant la parole.
Il publie dans différentes revues des extraits du Babil des classes dangereuses qui paraîtra
dans la revue d’avant-garde Txt en 1975. |
| 1980-1984 |
Peintre et dessinateur, le dramaturge se livre à de nombreuses performances qu’il appelle
« actions de dessin ». La plus remarquable est, en juillet 1983, l’exécution,
en l’espace de vingt-quatre heures, des 2 587 personnages du Drame de la vie
dans la tour Saint-Nicolas (La Rochelle).
C’est aussi le début d’une correspondance avec Jean Dubuffet qui durera jusqu’à la mort
du peintre, en 1985. |
| 1984 |
Le Drame de la vie est publié chez Pol, qui devient l’éditeur régulier de l’écrivain
et qui rééditera en 1989 plusieurs des textes composés dans les années 1970,
dont L’Atelier volant. |
| 1986 |
Après bien des déconvenues, Valère Novarina se décide à mettre lui-même en scène
Le Drame de la vie ; le spectacle est présenté en 1986, dans un climat quelque peu
houleux, au festival d’Avignon. Il marque le début de son activité de metteur
en scène de ses propres textes.
Publication de Pour Louis de Funès, célébration de l’acteur, née de son admiration pour
le comédien populaire et de sa collaboration avec André Marcon, grand interprète
du théâtre de Novarina, singulièrement du Monologue d’Adramélech
et du Discours aux animaux. |
| 1987-1998 |
Une très curieuse autobiographie, Le Discours aux animaux, est publiée en 1987. Je suis puis
La Chair de l’homme, textes tout aussi gigantesques, font, avec le Discours, l’objet
d’adaptations pour la scène : ce sont L’Animal du temps, L’Inquiétude,
Le Repas ou encore L’Espace furieux.
Novarina poursuit ses activités de peintre et réalise en particulier les décors de ses pièces.
Il écrit L’Opérette imaginaire pour Claude Buchvald et sa troupe. |
| 1999-2003 |
L’Origine rouge puis La Scène confirment la restauration de la forme dramatique déjà
visible dans les « adaptations » des années 1990 : actes, scènes, personnages font
retour et sont autant de point tourbillonnants du théâtre de Novarina.
Louis de Funès, déguisé en rabbin, fait à nouveau entendre sa voix singulière dans
un essai de Devant la parole. |
| 21 janvier 2006 |
L’Espace furieux entre au répertoire de la Comédie-Française dans une mise
en scène de l’auteur. |
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