Publications et écrit

 Retour à la liste
des thèmes

La nouvelle médecine française / La science s'adapte aux maladies
 

 précédent | suivant 

Les affections cancéreuses

Les affections cancéreuses ne sont plus la menace de mort inexorable qu'elles représentaient il y a quelques décennies. Certaines leucémies sont maintenant définitivement guéries, d'autres bénéficient de longues rémissions. Le cancer de la prostate, soigné par des hormones ou par la chirurgie, permet une longue survie. Le cancer de l'estomac régresse en fréquence alors qu'il se répand ailleurs.

Chez la femme le cancer du col de l'utérus est en diminution ; on ne lui oppose plus les grandes mutilations chirurgicales qui étaient pratiquées dans les années 1950. Cependant, malgré les mesures de dépistage radiologique préconisées pour les femmes de quarante à soixante ans, malgré la faveur que la mammographie rencontre chez les femmes plus jeunes, beaucoup moins exposées, le cancer du sein est en progression en France. Peut-être des facteurs hormonaux liés à la contraception, au nombre des grossesses, à l'allaitement, jouent-ils un rôle.

Les résultats favorables obtenus à long terme dans le traitement des cancers s'expliquent par la complexité des thérapeutiques désormais associées. Les larges exérèses polyviscérales qui étaient de mise, autant pour le cancer du col de l'utérus que pour ceux du sein ou de l'estomac, ne sont plus pratiquées. On préfère utiliser des résections organiques plus économes et leur associer la radiothérapie et des médicaments anticancéreux. Cependant ces traitements complexes restent d'efficacité restreinte devant les cancers des bronches, dont le pronostic fâcheux subsiste.

Ce qui caractérise notre pays est la multiplicité des lieux de soins contre les tumeurs malignes. Grâce à la terreur que le simple mot « cancer » a répandue, des institutions publiques et privées se sont vouées à la lutte contre ce fléau. Même si des centres anticancéreux spécialisés ne se sont pas créés depuis 1950, les néoformations sont maintenant prises en charge dans tous les établissements de soins du pays, qu'ils soient publics ou privés. Des associations de bienfaisance, qui font appel au bénévolat et à la générosité, financent presque au même niveau que les administrations publiques la recherche spécialisée ; elles concourent à la récolte des fonds, pour la publicité, pour les appels aux dons et aux legs.

Ainsi plusieurs milliards de francs, aux origines les plus diverses, sont consacrés à la lutte contre les cancers, pour la recherche (cancérogenèse, mutagénicité, épidémiologie, etc.) comme pour la thérapeutique et les dépistages précoces.