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La nouvelle médecine française / La science s'adapte aux maladies
 

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Les maladies dégénératives et métaboliques

Les maladies dégénératives et métaboliques supplantent les infections. En particulier les affections cardio-vasculaires prennent dans le pays une importance légèrement différente de celle observée ailleurs : ainsi, la prévalence des infarctus du myocarde est nettement inférieure à celle des pays nordiques.

Les explications de ces divergences restent hypothétiques. L'alimentation joue certainement un rôle considérable, mais on ne sait à quels produits alimentaires en attribuer le bénéfice. L'obésité est moins répandue en France que dans d'autres pays considérés comme plus riches et « mieux » nourris. Les cuisines au beurre et aux huiles végétales, que l'on tente d'opposer, sont également utilisées en France, et on voit mal quel rôle leur attribuer.

Le vin est considéré comme un produit bénéfique, or sa consommation diminue. Et pourtant la France reste parmi les pays occidentaux le plus gros consommateur de boissons alcooliques, car la bière connaît dans la jeunesse une faveur grandissante. La cirrhose alcoolique est moins fréquente qu'autrefois et son traitement assure désormais une longue survie. De la même façon les psychoses alcooliques sont moins nombreuses dans nos établissements psychiatriques. Si la morbidité par alcoolisme semble ainsi, sans doute par insuffisance statistique, décroître, la mortalité reste considérable et supérieure à celle de contrées voisines.