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« Je veux n'être jamais lié à un parti politique, quel qu'il soit, à aucune religion, à aucune secte, à aucune école, ne jamais entrer dans aucune association professant certaines doctrines, ne m'incliner devant aucun dogme, devant aucune prime et aucun principe » (à Catulle Mendès, 1876). Maupassant n'aime ni les politiciens de la Troisième République (voir Bel-Ami), ni les aristocrates. Mais il ne croit pas non plus qu'une société heureuse soit possible, étant profondément persuadé que le destin de l'homme est mauvais par nature. Cependant, tout abus excessif lui semble digne d'être dénoncé. Il participe en 1882 à une campagne menée dans Le Gaulois en faveur du petit employé misérable et obligé de garder des dehors dignes - ce petit employé dont il se moque d'autre part dans tant de récits, mais dont il connaît la triste vie (peinte d'ailleurs dans des récits tels que La parure ou A cheval ). Surtout, la guerre lui paraît atroce. « Quand j'entends prononcer ce mot : la guerre, il me vient un effarement comme si on me parlait de sorcellerie, d'inquisition, d'une chose lointaine, finie, abominable, monstrueuse, contre nature. » (Gil Blas, 11 décembre 1883). Il la dénonce directement dans le récit L'horrible, indirectement dans des récits comme Boule de Suif. Envoyé spécial du Gaulois en Algérie lors de l'affaire tunisienne, il pense que les méthodes de colonisation française sont inadéquates : spoliation de paysans indigènes, injustices des colons contre les indigènes et surtout méconnaissance de leur civilisation, coutumes et religion ; pourtant il n'est pas ce que nous appellerions un « anticolonialiste », car il pense que les chefs indigènes sont despotiques et les tribus divisées. Il voudrait donc un changement profond de la politique française.
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