André Malraux n'aimait pas évoquer son enfance. Il nous en prévient dès le début des Antimémoires : "Presque tous les écrivains que je connais aiment leur enfance, je déteste la mienne."
De ses parents, seules quelques images liées à la mort émergent dans Le Miroir des limbes : sa mère morte dont il dit avoir longtemps regardé la paume - "une paume de vieille femme, avec ses lignes fines et profondes, indéfiniment entrecroisées" -,
et son père dont il évoque discrètement le suicide en précisant qu'il avait laissé sur sa table de nuit un "bouquin ouvert à une page où il avait souligné la phrase : "Et qui sait ce que nous trouverons après la mort ?"