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3 Une histoire politique renouvelée : une reglobalisation
historiographique par le politique?
Pour une histoire politique, recueil collectif
dirigé par René Rémond qui paraît en 1988,
est le livre-manifeste qui consacre la «levée décrou
historiographique» qui frappait lhistoire politique dénoncée
avec constance par les Annales. Mais René Rémond
tient à rappeler que la «résurrection» de lhistoire
politique nest pas une revanche des tendances conservatrices de
lhistoriographie. Dailleurs, nous rappelle-t-il, lattention
nouvelle que porte lhistoire politique à lévénement
ne signifie pas que celle-ci se réduise à nêtre
quune histoire narrative. Cette attention à lévénement
vise surtout à rappeler le poids de la contingence et de limprévisible
en histoire (Texte 11. René Rémond).
Pour Jean-François Sirinelli, historien contemporanéiste
spécialiste des intellectuels, cette réhabilitation du politique
sexplique par lévolution de lenvironnement idéologique:
«Plus largement, la reviviscence de lhistoire politique
[
] sintègre dans un mouvement de retour au sujet agissant,
après le reflux de la vague du structuralisme et après le
recul progressif de linfluence du marxisme dans les sciences humaines
et sociales» (Sirinelli, 1998)13.
Les institutions qui ont porté ce renouveau sont
la Fondation nationale des sciences politiques et luniversité
Paris X Nanterre. Pour les promoteurs de cette nouvelle histoire politique,
il sagit avant tout dopérer une «relégitimation
de lobjet politique». Le politique est défini comme
le «lieu de gestion de la société globale» qui
«récapitule les autres niveaux de la réalité».
Lhistoire politique peut ainsi se revendiquer comme histoire totale.
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La table des matières de Pour une histoire politique
est un bon indicateur des thèmes privilégiés
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Une histoire présente, René Rémond/Les élections,
René Rémond/Lassociation en politique, Jean-Pierre
Rioux/Les protagonistes: de la biographie, Philippe Levillain/Lopinion,
Jean-Jacques Becker/Les médias, Jean-Noël Jeanneney/ Les intellectuels,
Jean-François Sirinelli/Les idées politiques, Michel Winock/
Les mots, Antoine Prost/Religion et politique, Aline Coutrot/ Politique
intérieure et politique étrangère, Pierre Milza/La
guerre, Jean-Pierre Azéma/Du politique, René Rémond
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La notion identitaire de culture politique, définie
comme «lensemble des représentations qui soude un groupe
humain», est celle qui exprime le mieux la nouveauté de cette
histoire politique: elle illustre le glissement de la nouvelle histoire
politique vers lhistoire culturelle. Les travaux sur lopinion14,
les imaginaires sociaux et la mémoire, sur les sensibilités
politiques et les «horizons idéologiques»15,
sont des exemples de cette histoire politique qui se veut de plus en plus
une histoire culturelle du politique (voir Sirinelli, note 13).
La revue Vingtième Siècle, revue dhistoire
est assez représentative du courant; elle se veut une «revue
du contemporain» attentive aux «questions majeures du politique
et de lidéologique».
Dans les années 1990, la nouvelle histoire politique
dispose donc de nombreux atouts pour revendiquer une certaine centralité
dans les recompositions historiographiques en cours. Elle a en outre fortement
contribué à la constitution dun nouveau «domaine»
de lhistoire: «lhistoire du temps présent»
(désormais HTP).
En 1978 est créé un laboratoire propre
au sein du CNRS, lInstitut dhistoire du temps présent
(IHTP), qui a pour vocation de développer les études sur
lhistoire récente. François Bédarida est le
premier directeur de lIHTP jusquen 1991 (Texte 12. François
Bédarida). LIHTP a dabord dû défendre sa légitimité
scientifique contre deux objections classiques: celle concernant le manque
darchives pour la période récente et celle du manque
de recul qui empêcherait toute objectivité. Mais ces débats
ont été assez vite dépassés. La notion de
temps présent sest imposée face à dautres
dénominations comme celle dhistoire contemporaine ou celle
proposée par Jean Lacouture dhistoire immédiate. Le
critère de la «mémoire vive» (celle des témoins
vivants) est le critère le plus souvent retenu pour singulariser
lhistoire du temps présent. La pratique de l«histoire
orale» a permis de rendre «évidente linterdépendance
entre les matériaux de recherche, les méthodes de traitement
des données et linterprétation qui peut en être
faite»16. Lhistoire du temps présent
couvrirait ainsi une séquence historique délimitée
par deux balises mobiles: en amont elle remonte jusquaux limites
de la durée dune vie humaine et en aval la borne est «la
frontière, souvent délicate à situer, entre le moment
présent lactualité et linstant
passé»17.
Ayant affaire à de la «mémoire vive»,
celle de ses contemporains, lhistorien du temps présent traite
de sujets dont les enjeux pèsent de tout leur poids sur son travail.
Ce qui rend lhistoire du temps présent plus dépendante
des besoins dhistoire ou de légitimation par lhistoire
provenant des institutions ou des acteurs sociaux collectifs (ce quil
est convenu dappeler la demande sociale). Elle pourrait donc être
définie comme la «gestion historienne» des usages sociaux
et politiques du passé. Autre particularité de cette histoire:
elle a souvent affaire à des processus non terminés. Lhistorien
du temps présent sexpose donc aux dangers de la prévision.
Mais le handicap de l«ignorance du lendemain» est généralement
retourné en avantage épistémologique par les promoteurs
de lhistoire du temps présent, qui empruntent à Paul
Ricur largument de la «défatalisation»
du passé: ignorer la fin des processus peut utilement servir à
se défaire de lillusion de la nécessité rétrospective.
Les renouvellements de lhistoire politique sont
aussi illustrés par l«histoire conceptuelle du politique»
et l«histoire sociale du politique».
Lhistoire du politique se développe à lEHESS
dans les années 1970 avec des historiens proches des Annales,
Jacques Ozouf, Pierre Nora et Jacques Julliard, et deux philosophes, Claude
Lefort, puis en 1980 Cornelius Castoriadis. La publication en 1978 par
François Furet de Penser la Révolution française
constitue un repère important pour lhistoire de ce courant
d«histoire conceptuelle du politique» (Rosanvallon,
1986)18.
Les promoteurs de cette histoire du politique rattachent
explicitement son émergence au contexte du milieu et de la fin
des années 1970, marqué en particulier par la crise du marxisme
et la réflexion sur le totalitarisme.
Les travaux du courant concernent en particulier: lhistoire
politique de la Révolution française autour de François
Furet et de Mona Ozouf, lhistoire intellectuelle du libéralisme
(Pierre Manent, Pierre Rosanvallon), «la constitution de la politique
moderne» (Gauchet, Lefort). Les travaux de l«école
critique» de la Révolution française et en premier
lieu ceux de Furet y occupent une place privilégiée, renforcée
par le rôle que Furet a joué dans le cadre de la célébration
du bicentenaire de la Révolution française en 1989.
Dès 1965, François Furet et Denis Richet
critiquent linterprétation sociale et marxisante (dite «jacobine»)
de la Révolution française et la notion de «révolution
bourgeoise». Furet (proche en cela de lhistoriographie critique
anglo-saxonne) propose une interprétation qui repose sur lautonomie
du politique par rapport au social: «Le processus révolutionnaire
[
] est constitué par une dynamique politique et idéologique
autonome quil faut conceptualiser et analyser en tant que telle.»
Les travaux de Furet et de son «école critique» participent
du basculement de lhistoriographie française de léconomique
et du social vers le politique et le culturel. François Furet rompt
ainsi radicalement avec les traditionnelles alliances que lhistoire
des Annales avait nouées avec les sciences sociales de filiation
durkheimienne et objectivantes. Selon Pierre Rosanvallon (1986), lobjet
de lhistoire conceptuelle du politique est de comprendre les rationalités
politiques, cest-à-dire les «systèmes de
représentation qui commandent la façon dont une époque,
un pays ou des groupes sociaux conduisent leur action et envisagent leur
avenir». Cette histoire veut rendre compte de linteraction
permanente entre la réalité et sa représentation;
elle se revendique par là même comme une histoire réflexive.
Une autre approche «conceptuelle» de lhistoire
du discours socio-politique sest affirmée à partir
des travaux et méthodes de lécole française
danalyse du discours. Elle concerne surtout la période révolutionnaire
et se veut une histoire de «linvention de lespace politique»
au XVIIIe siècle. Elle utilise comme références
notamment les travaux du philosophe Jürgen Habermas (1978) sur lespace
public, ceux de Reinhart Koselleck sur lhistoire conceptuelle et
la sémantique historique, ceux de Paul Ricur sur lherméneutique,
enfin les démarches propres à lanalyse du discours,
à la pragmatique et à la linguistique des actes de parole.
Les travaux de Jacques Guilhaumou (1993, 2000) en France sur les porte-parole
républicains sont représentatifs de cette approche linguistique
de la culture politique.
L«histoire sociale du politique»19
se présente plutôt comme un dépassement et un renouvellement
de lhistoire sociale classique et de lhistoire des mentalités,
la plupart des historiens qui sen réclament sétant
éloignés du «labroussisme» pour développer
une histoire socio-culturelle du politique. Les travaux de Maurice Agulhon
ont constitué une référence importante pour ce courant
informel et très peu institutionnalisé. Agulhon privilégie
lanalyse du symbolique, de limagerie et de l«emblématique
nationale» pour lhistoire politique (létude des
représentations de Marianne par exemple). Il veut ainsi en finir
avec la «barrière qui séparait trop souvent lhistoire
du quotidien de lhistoire politique en démontrant que, dans
certaines régions, le politique sest incorporé à
la culture et a réussi son entrée dans les murs»20.
Certains historiens de ce courant insistent en particulier
sur la nécessité de nouer des liens renouvelés avec
la sociologie. Cest ainsi que Gérard Noiriel se réfère
à la sociologie compréhensive de Max Weber (très
largement ignorée par l«école historique française»)
pour son étude historique de limmigration, qui privilégie
«une approche partant des individus» (Noiriel, 1991). Il utilise
aussi les apports de la sociologie de lÉtat de Norbert Elias.
La galaxie de la socio-histoire du politique rassemble donc «tous
ceux qui travaillent empiriquement sur le politique (au sens large du
terme), à partir dun matériau historique et qui sappuient
sur les problématiques et les méthodes des sciences sociales»
(voir note 11).
Toutes ces formes du «retour du politique»
semblent donc bien avoir été accompagnées dun
glissement vers lhistoire culturelle.
4 Un tournant culturel de lhistoriographie française?
Ce glissement du social au culturel ou du socio-économique
au socio-culturel dans lhistoriographie française est bien
illustré par les évolutions de lhistoire des femmes.
Lhistoire des femmes est le terme générique
employé en France pour désigner le champ historiographique
qui met en uvre une analyse sexuée des phénomènes
historiques et qui regroupe la Womens History, la Gender
History et la Gender History poststructuraliste. Dès
son éclosion, au début des années 1970, au moment
de la seconde vague du féminisme, lhistoire des femmes sest
dabord rattachée à lhistoire sociale, une histoire
sociale encore largement constituée autour de celle du mouvement
ouvrier et de la question du travail (Texte 13. Michelle Perrot). À
partir des questions du travail des femmes et de la maternité,
lévolution, dans le sillage des études anglo-saxonnes
autour du gender, sest faite dans le sens dune histoire
des relations entre les sexes articulant pratiques et représentations,
dune histoire sexuée du travail et dune histoire culturelle
«à laméricaine» fondée sur létude
des textes et des représentations21. Dépassant
les questionnements de lhistoire sociale, lhistoire des femmes
ouvre ainsi la voie à une histoire plus complexe qui prend notamment
en compte les représentations. La parution en 1991-1992, sous la
direction de Georges Duby et de Michelle Perrot, des cinq volumes de lHistoire
des femmes en Occident est une synthèse des travaux effectués
depuis vingt ans dans le domaine. La revue Clio, Histoire, femmes et
sociétés dirigée par Françoise
Thébaud et Michelle Zancarini-Fournel se donne comme objectif
de diffuser les nouvelles recherches en France comme à létranger22.
Il est très difficile de fixer une identité
stable à lhistoire culturelle23. Lhistoire
culturelle apparaît alors plutôt comme une étape de
«lallongement du questionnaire» historien du côté
des représentations24. Cette histoire vise peut-être
à prendre la relève de l«histoire-science sociale»
comme modèle historiographique dominant, comme «matrice disciplinaire»
(pour reprendre lexpression de Thomas S. Kuhn), mais elle rencontre
les mêmes questionnements concernant en particulier les acteurs
que ceux de lhistoire sociale et ceux des sciences sociales.
On peut cependant essayer de distinguer dans cette galaxie
de lhistoire culturelle plusieurs «courants» selon les
modalités retenues de larticulation entre le social et le
culturel, entre les contraintes sociales externes et linventivité
des acteurs.
Une première sensibilité pourrait être
définie par le souci de maintenir la dimension sociale de toute
culture. Lhistoire socio-culturelle des représentations et
des pratiques, des emplois pluriels et des appropriations des objets culturels,
défendue en particulier par Roger Chartier et Daniel Roche, se
tient ainsi assez largement dans la continuité critique avec lhistoire
sociale des Annales et avec lhistoire des mentalités.
La culture devient, dans cette perspective, ce qui découpe les
groupes sociaux. Pour Chartier, par exemple, il sagit de penser
ensemble dune part les contraintes sociales qui pèsent sur
les acteurs, dautre part la conscience, la capacité dinvention
de ces mêmes acteurs pour dépasser lopposition classique
subjectivisme/objectivisme25.
Alain Corbin travaille lui aussi à la charnière
du social et du culturel. Il explore dans ses travaux le domaine des imaginaires
sociaux, des «cultures sensibles», des comportements sensoriels
et des dispositifs affectifs (Texte 14. Alain Corbin). Des historiens
qui se réclament de lhistoire sociale développent
des orientations assez proches en accordant aux représentations
collectives et aux imaginaires sociaux un rôle prépondérant
dans la construction des groupes sociaux26.
Lhistoire symbolique «au second degré»
de Marcel Gauchet et de Pierre Nora se distingue nettement de cette histoire
socio-culturelle en revendiquant une rupture complète avec toute
forme de déterminisme sociologique. Elle accepte ainsi lappellation
dhistoire culturelle, «faute dun meilleur terme».
Pour Marcel Gauchet la notion de représentation (centrale chez
Roger Chartier) reste dans lorbite du déterminisme sociologique
de filiation durkheimienne et doit être abandonnée. Cette
histoire culturelle veut explorer à la fois les «expressions
les plus élaborées de la culture et des savoirs» (la
haute culture) et les «dispositions cognitives qui permettent aux
acteurs de se mouvoir à lintérieur dune culture»27.
Le troisième «courant» entend poursuivre
les «poussées novatrices» de lhistoire politique.
Jean-François Sirinelli propose ainsi une alliance entre la «jeune
histoire culturelle et lhistoire politique rajeunie», qui,
précise-t-il, ne doit pas exclure lhistoire sociale (Texte
15. Jean-François Sirinelli). Il y a dans le recueil collectif
Pour une histoire culturelle, dirigé par Jean-Pierre Rioux
et Jean-François Sirinelli (1997), lambition de démontrer
que la problématique culturelle peut être opératoire
pour lensemble du territoire de lhistorien (Texte 16. Jean-Pierre
Rioux). Lhistoire culturelle y est définie de manière
très extensive comme «létude des formes de représentation
du monde au sein dun groupe humain». Ses promoteurs semblent
cependant peu ouverts aux apports des sciences sociales sur la question
de la culture (en anthropologie notamment).
La conjoncture historiographique des années 1980-1990
nest pas seulement marquée par le «déclin des
Annales»28, les renouvellements de lhistoire
politique et lessor de lhistoire culturelle. Une série
de travaux historiens placent au centre de leur réflexion les rapports
entre la mémoire, lidentité et lhistoire dans
le cadre de la «montée du contemporain» qui caractérise
lhistoriographie française de ces années29.
Pierre Nora parle à ce propos dun «moment-mémoire»
de la société et de lhistoriographie française.
13 Jean-François Sirinelli, «De la
demeure à lagora. Pour une histoire culturelle du politique»,
in Serge Berstein et Pierre Milza (dir.), Axes et méthodes de
lhistoire politique, Paris, Puf, 1998.
14 Jean-Jacques Becker, 1914. Comment
les Français sont entrés dans la guerre, Paris, Presses
de la Fondation nationale des sciences politiques, 1977.
Pierre Laborie, «De lopinion publique à limaginaire
social», Vingtième Siècle, revue dhistoire,
n°18, avril-juin 1988.
15 Jean-François Sirinelli et Éric
Vigne, «Des droites et du politique», in Jean-François
Sirinelli (dir.), Histoire des droites en France, t.I, Paris, Gallimard,
1992.
16 Michael Pollak, «Pour un inventaire»,
Les Cahiers de lIHTP, n°4, 1987.
Danièle Voldman (dir.), «La bouche de la Vérité?
La recherche historique et les sources orales», Les Cahiers de
lIHTP, n°21, 1992.
17 Denis Peschanski, Michael Pollak et Henry Rousso
(dir.), Histoire politique et Sciences sociales, Bruxelles, Complexe,
1991.
18 Pierre Rosanvallon, «Pour une histoire
conceptuelle du politique», Revue de synthèse, n°1,
1986.
19 Gérard Noiriel, Quest-ce que
lhistoire contemporaine?, Paris, Hachette, coll. «Supérieur»,
1998.
20 Maurice Agulhon, Histoire vagabonde,
Paris, Gallimard, coll. «Bibliothèque des histoires»,
1988, 2 vol.
21 Noël Burch et Geneviève Sellier,
La Drôle de guerre des sexes au cinéma français,
1930-1956, Paris, Nathan, 1996.
22 Françoise Thébaud, Écrire
lhistoire des femmes, Fontenay-aux-Roses, ENS Éditions,
1998.
23 Alain Corbin, «Du Limousin aux cultures
sensibles», in Jean-Pierre-Rioux et Jean-François
Sirinelli (dir.), Pour une histoire culturelle, Paris, Éd.
du Seuil, 1997.
24 Philippe Urfalino, «Lhistoire culturelle:
programme de recherche ou grand chantier?», Vingtième
Siècle, revue dhistoire, n°57, 1998.
25 Roger Chartier, «Lhistoire culturelle
aujourdhui», Genèses, n°15, mars 1994.
26 Jean-Louis Robert, Les Ouvriers, la Patrie
et la Révolution (1914-1919), Besançon, Annales littéraires
de luniversité de Besançon, 1995.
27 Marcel Gauchet, Le Débat, n°103,
1999.
28 Lynn Hunt, «French History in the Last
Twenty Years: The Rise and the Fall of the Annales Paradigm», J
ournal of Contemporary History, vol.21, n°2, avril 1986.
29 François Hartog et Jacques Revel, Enquête,
2001.
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