
uelques clés pour pénétrer une oeuvre foisonnante, lyrique et poétique, dont les pistes ont été brouillées à loisir par un magicien du verbe éperdu de sensations. En cheminant dans le dédale des collines arides, des vallées fertiles, des champs d'oliviers, dans la confusion d'un siècle brutalisé par l'histoire, on découvre une Provence qui, loin de la réduction régionaliste, est partie intégrante du vaste univers méditerranéen, toujours rattachée par mille liens au monde antique, celui de Virgile et celui d'Homère. Comme Janus, la Provence a deux visages : celui, âpre et nu des hauts plateaux balayés par le vent, terre de grande solitude qui invite aux élans spirituels ; et celui des plaines aux moissons riches, aux vergers bien irrigués, où le cycle des saisons entraîne autour des villages de pierres rousses, des labeurs ancestraux, grandes fêtes et petits drames.
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