Publications et écrit

 Retour à la liste
des thèmes

Les Etudes Françaises

   précédent suivant 

Accueil des participants

Francis Wolf
directeur adjoint de l’École normale supérieure

Sur les candidatures que nous avons reçues et qui émanaient de tous les continents, nous avons retenu, après épreuve, une soixantaine de dossiers. Ces lauréats bénéficieront de trois années de bourse d’un montant de 1000 euros mensuels à l’École normale supérieure et se verront attribuer un logement, au même titre que les élèves normaliens reçus au concours.

Depuis de nombreuses années, nous entretenons des échanges avec différents pays et vous en êtes le meilleur vecteur. Laurence Frabolot, directrice des relations internationales, a vocation à intensifier ces échanges, pour lesquels une soixantaine d’accords internationaux ont été signés. Par ailleurs, ces accords permettent à plus de 80 étudiants de partir chaque année et nous avons accueilli autant d’étudiants étrangers. Ces séjours visent ainsi à leur permettre d’accéder à l’administration française ou aux cursus universitaires.

Qui plus est, des magistériens suivent ici des enseignements spécialisés pour trois ans et bénéficient de bourses de leurs pays. Malgré sa taille, l’École a pour particularité d’offrir l’ensemble du panel des domaines d’études, qu’elles soient scientifiques ou littéraires. Nos laboratoires accueillent ainsi des doctorants ou des post-doc issus du monde entier.

Nous veillons, évidemment, au maintien de la grande tradition de l’École concernant la philosophie, la littérature ou l’histoire. Nous mettons également en place de nouveaux cursus, comme en témoigne le magistère de philosophie contemporaine, qui intègre philosophie phénoménologique, analytique et philosophie française. Nous avons par ailleurs créé un magistère « Antiquité » qui recoupe toutes les sciences de l’Antiquité. À ce sujet, nous nous enorgueillissons de pouvoir soutenir une culture classique en phase avec les exigences d’une recherche contemporaine. Du reste, en partenariat avec l’École des hautes études en sciences sociales, nous ouvrirons prochainement un cycle de formation à la recherche en études politiques.

L’École normale supérieure sait parfaitement que sa volonté de s’ouvrir aux étudiants étrangers va de pair avec une diversification des langues. À l’heure actuelle, une vingtaine de langues y font l’objet d’un enseignement récemment renforcé par la création d’un laboratoire de langues. Au total, une quinzaine de langues sont représentées lors du concours d’entrée qui ne réserve pas la totalité des places aux langues dites dominantes. Enfin, nous avons créé, non sans fierté, un professorat « français langue étrangère » qui a vocation à diffuser au mieux la francophonie, notamment auprès des filiales scientifiques.

À court terme, nous souhaitons pouvoir recruter chaque année près de 30 % d’élèves étrangers. Conscients de notre devoir, nous savons que notre notoriété relève davantage du symbole, à charge pour nous de ne pas rester prisonniers du carcan de notre image. Nos prédécesseurs ont su y parvenir. Je reste convaincu qu’à l’essoufflement apparent de la culture et de la littérature françaises à Paris, correspond un essor de ces mêmes disciplines sous d’autres cieux. Vous êtes les meilleurs porteurs de ce dynamisme et je tiens d’autant plus à vous remercier d’avoir choisi cette École pour votre réunion.

   précédent suivant