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Vilmos Bardosi
directeur du département d’Études françaises à l’université Eotvos Lorand de Budapest
Je ferai remarquer la longue tradition de l’enseignement de la langue, de la littérature et de la culture dans les départements d’Études françaises de Hongrie. Nos partenaires français reconnaissent cette tradition et nous pouvons l’utiliser pour mettre en place des enseignements innovants. La mission première des départements d’Études françaises reste la formation de professeurs de langues, mais la proportion d’étudiants hongrois qui se destinent au professorat reste faible. Nous pourrions donc nous concentrer sur un petit groupe d’étudiants motivés pour renforcer leur formation didactique. Dans le cadre du nouveau découpage 3-5-8, nous pourrions intégrer, en année 3 ou 4, une formation de haute qualité centrée sur la didactique et exclusivement réservée aux futurs professeurs.
Par ailleurs, nous devons garder à l’esprit l’importance de la formation continue des professeurs de français. En partenariat avec les services de coopération français, tous les départements d’Études françaises du pays devraient se fédérer pour mettre en place une nouvelle formation continue. Une mise en réseau international par le biais de l’Agence universitaire de la francophonie et le Centre inter-universitaire de Hongrie serait souhaitable.
La recherche en littérature et en linguistique doit faire l’objet d’un partenariat grandissant. À ce propos, des réunions annuelles accueillent des chercheurs et des représentants des universités françaises. De telles rencontres pourraient amener la création d’écoles doctorales en réseau qui travailleraient à la définition du patrimoine et de la culture européens.Nous pourrions également envisager un système de bourses de cotutelle régionales qui permettrait aux doctorants de bénéficier des enseignements régionaux de haut niveau.
Nous pourrions par ailleurs songer à des échanges réguliers entre universités régionales qui mèneraient à des doubles diplômes.Enfin, le renforcement de l’enseignement de la didactique n’exclut pas l’enseignement de langues de spécialité dans le cadre de formations postgraduelles.
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