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Marie-Paule Simon
professeur à la faculté de philosophie et lettres de l’UNAM
Je souhaiterais vous présenter l’action que nous menons à l’université nationale autonome du Mexique (UNAM), l’institution éducative la plus importante du pays qui joue un rôle certain dans le développement du Mexique. Depuis 1910, date où elle devient une université nationale, l’UNAM peut être considérée comme la pierre angulaire du schéma national de l’enseignement supérieur mexicain. En 2002, l’université a accueilli plus de 250 000 étudiants : 134 000 étudiants inscrits en licence et 18 000 en troisième cycle. De plus, 50 % de toute la recherche menée à l’échelle nationale a pour cadre l’UNAM.
Par ailleurs, je tiens à souligner l’importance de la licence en langues et littératures modernes, à laquelle est rattachée la licence en lettres françaises, étant donné que cette licence est la seule de ce genre au Mexique. Ces études n’ont pas pour but l’apprentissage du français langue étrangère, mais elle vise à donner une formation dans le domaine des études littéraires. L’objectif est de former des professeurs de langue et de littératures d’expression française, des traducteurs et des futurs chercheurs en critique littéraire.
Notre situation est sensiblement différente de celle exposée par Niels Iversen qui doit être pensée dans le cadre de la formation de professeurs de français langue étrangère dans une perspective européenne.
Toutefois, il faut nous interroger sur les moyens de dynamiser le rôle des études et lettres françaises à l’heure de la globalisation. À nous d’analyser le positionnement des Études françaises et de renouveler les programmes d’études dans le sens d’une plus grande ouverture à la société. Notre institution a travaillé dans cette direction et a orienté les études vers d’autres débouchés. Les changements qu’a connus le Mexique ont favorisé la création d’emplois diversifiés, qui étendent le champ des études vers d’autres perspectives relevant de la production éditoriale, de l’enseignement à distance ou de la diffusion culturelle.
Nous devons donc envisager le renforcement des liens de coopération entre nos institutions éducatives et les autorités françaises ou d’autres régions francophones, afin de réaliser un programme de coopération universitaire qui doit prendre pour priorité les départements de lettres. Cette coopération doit être stable, formelle et exempte des aléas de la politique.
Elle permettrait non seulement de former de jeunes chercheurs qui travailleraient à la diffusion de la langue et des cultures francophones, mais également d’accroître la demande des étudiants vers les études françaises.
Il nous reste à définir les modalités de cette coopération. Celle-ci tiendrait au renforcement des échanges académiques entre universités, des bourses d’études et l’inscription dans les cursus d’une année à l’étranger.
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