
Nous nous sommes efforcés d’approcher, d’interroger, de définir cette littérature que l’on dit «vagabonde». Mais il reste, bien sûr, illusoire de prétendre l’enfermer dans un seul et même rayon de bibliothèque. Aucune des œuvres que nous citons ne ressemble à une autre. Certaines sont des «fictions», d’autres des «récits». Car où se situe la frontière entre le réel et sa «mise en mots» par l’écrivain? On trouvera donc dans cette bibliographie des romans, des journaux, des carnets, des recueils de poèmes… Nous avons estimé que tous ces textes étaient portés par une même et commune éthique, voire une même obsession de leurs auteurs: écrire pour voyager et voyager pour écrire ; «dire le monde», selon les mots de Michel Le Bris. Nous en avons certainement oublié ; nous avons aussi choisi de citer des œuvres qui figurent rarement dans les habituels recensements consacrés au genre. Il ne s’agit ici que de pistes de lectures, d’un échantillon, pourtant extraordinairement divers, de littératures mues par l’esprit de «partance», par le goût de l’errance, par cet irrépressible mouvement qui (nous) pousse vers l’Autre.
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