
Les tomes suivants de Mythe et épopée 1 (1971, 1973)
portent moins bien leur nom: si le premier tome entendait effectivement
étudier comment une matière épique, c'est-à-dire littéraire, prolongeait
ou adaptait d'anciens mythes, la comparaison mythologique étant alors
en amont, les volumes suivants étudient des fragments d'épopées, ou
des épopées perdues (c'est le cas de celles sur Héraklès), et se livrent
à la franche comparaison mythologique, pour la plus grande joie de l'auteur
et du lecteur. Dans l'un, on étudie un héros guerrier, soumis à un roi
mais éventuellement le tuant, et parfois triplement pêcheur (les Indiens
Chichupâla et Jarâsandha, le Scandinave Starkadhr, le Grec Héraklès),
un curieux sorcier (nommé Kavi Usan dans le Chah Nameh, Kâvya
Uchanas dans le Mahâbhârata), ce qui en fait un personnage de
la tradition commune indo-iranienne, ou encore un personnage de roi
coupable d'orgueil, sauvé par ses enfants, en particulier sa fille (ce
sont les Indiens Yayâti, Yima, Vasu Uparicara, l'Irlandais Eochaid Feidlech;
par ailleurs les noms des filles de Yayâti, Mâdhavî, et de l'Irlandais,
Medb, sont identiques: ils signifient «Ivresse»). 1. Mythe et épopée II. Types épiques indo-européens: un héros, un sorcier, un roi et Mythe et épopée III. Histoires romaines, Gallimard, coll. «Bibliothèque des sciences humaines». | ||||
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