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Yves Bonnefoy / Chronologie
 

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  • 1923 Naissance d’Yves Bonnefoy le 24 juin à Tours, fils d’Élie Bonnefoy et d’Hélène Maury ; le couple habite au 67 de la rue Galpin-Thiou (rue du centre, très proche de la gare, qui sera détruite pendant les bombardements de la seconde guerre mondiale). Les ancêtres ont été paysans ou bergers dans les Causses (Lot et Aveyron) ; le grand-père paternel tient une auberge à Viazac (canton de Figeac), alors que le grand-père maternel (Auguste Maury, qui jouera un rôle identificatoire certain) est instituteur à Ambeyrac (Aveyron) : il prendra sa retraite à Toirac (Lot). Élie Bonnefoy, ajusteurmonteur, s’était exilé à Tours pour exercer son métier aux ateliers de construction ferroviaire du PO-Midi ; la mère sera d’abord infirmière. Une soeur aînée, Suzanne, était née en 1914.
  • 1929 – 1934 Classes primaires à Tours (École Édouard-Vaillant, avenue de Grammont).
  • 1933 Déménagement pour un petit pavillon, au 55 de la rue Lobin.
  • 1934 Entrée en sixième au lycée Descartes de Tours.
  • 1936 Mort d’Élie Bonnefoy. Dernières vacances d’été dans la maison du grand-père Maury à Toirac. Hélène Bonnefoy est nommée institutrice à Saint-Martin-le-Beau (Indre-et-Loire).
  • 1937 – 1940 Poursuite des études au lycée Descartes, comme boursier ; première partie du baccalauréat en juillet 1940. Lecture des poèmes de Valéry.
  • 1941 Baccalauréats de mathématiques et de philosophie. Classe préparatoire de mathématiques supérieures au lycée Descartes. Lecture déterminante de la Petite Anthologie du surréalisme de Georges Hugnet, livre prêté par son professeur de philosophie.
  • 1942 Classe de mathématiques spéciales à Tours ; certificat de mathématiques générales à l’université de Poitiers.
  • 1943 À l’automne, abandon de la préparation aux grandes écoles (la famille du poète l’aurait bien vu faire une carrière d’ingénieur). Départ pour Paris, avec le désir de poésie, sous couvert d’une licence de mathématiques à la Sorbonne.
  • 1944 Loge à l’hôtel Notre-Dame, 1 quai Saint- Michel ; il y noue amitié avec Christian Dotremont ; Alechinsky et Bellmer lui rendent visite. Fréquente la librairie d’Adrienne Monnier, rue de l’Odéon (intense foyer de la vie littéraire), où il rencontre Maurice Saillet (qui l’initie à Jarry). Découverte de la pensée de Bataille (Le Coupable, la revue Documents), en même temps que celle du premier existentialisme (la revue Les Études philosophiques, animée en particulier par Jean Wahl ; Le Pouvoir des clefs de Chestov).
  • 1945 – 1946 Amitiés avec de jeunes surréalistes (outre Christian Dotremont, Édouard Jaguer, Iaroslav Serpan, Yves Battistini) ; publication des deux numéros de La Révolution la nuit (avec Éliane Catoni, Iaroslav Serpan, Claude Tarnaud), du Traité du pianiste et autres textes surréalistes. Des amitiés se nouent avec plusieurs aînés du surréalisme – d’ailleurs déjà en rupture de ban, ou qui vont l’être : Gilbert Lely (quatre textes échelonnés au fil des ans lui seront consacrés), Victor Brauner, Raoul Ubac, Patrick Waldberg. Invitation d’André Breton, à son retour des États-Unis, à se joindre au nouveau départ du groupe surréaliste parisien, qu’il fréquente irrégulièrement (il propose cependant la première rédaction et le titre du tract « Liberté est un nom vietnamien »). Lectures de Bataille, Artaud, Éluard, mais aussi de Pierre Jean Jouve, Jean Wahl, Kierkegaard, Chestov. Enseignant de mathématiques dans une institution privée.
  • 1947 À l’occasion d’un tract collectif (« Rupture inaugurale ») qu’il ne signe pas, quitte le groupe surréaliste – tout en donnant un texte important (« Donner à vivre ») au catalogue de l’exposition de relance du groupe, Le Surréalisme en 1947. Emploi à la Faculté des lettres. Premier mariage, avec Éliane Catoni.
  • 1948 Reprise des études universitaires, licence de philosophie suivie d’un diplôme sur « Baudelaire et Kierkegaard » (détruit) ; suit les cours de Jean Wahl (sur Kierkegaard) et de Jean Hyppolite (sur Hegel) en Sorbonne – de Gaston Bachelard aussi, à l’Institut d’histoire des sciences.
  • 1949 – 1950 Voyages d’études effectués grâce à des bourses, en Italie, aux Pays-Bas (étude d’Hercule Seghers), en Angleterre. Rencontre d’André Chastel. Inscription de deux thèses : l’une principale, en philosophie, sous la direction de Jean Wahl, « Le signe et la signification » ; l’autre, secondaire, en histoire de l’art, sur l’art italien de la Renaissance, sous la direction d’André Chastel (ces deux thèses ne verront pas le jour, mais donneront lieu à des articles qui constitueront le noyau du premier Improbable). Écriture de L’Ordalie (1949), récit détruit (mais dont le finale réémergera ultérieurement). Rencontres avec Paul Celan à partir de 1950 ; à partir de 1950 également, publication des premiers poèmes de Du mouvement et de l’immobilité de Douve, demandés par Adrienne Monnier pour le Mercure de France. Depuis 1950, pour des raisons économiques, habite en banlieue, à Fontenay-sous-Bois.
  • 1953 Publication de Du mouvement et de l’immobilité de Douve, et des « Tombeaux de Ravenne » (Les Lettres nouvelles, puis L’Improbable). À la suite de Douve, rencontre d’André du Bouchet et, à la fin de l’année, début du lien avec Jouve (très étroit jusqu’en 1958).
  • 1954 Les Peintures murales de la France gothique, chez Paul Hartmann, premier ouvrage d’histoire de l’art. Rencontres de Pierre Schneider et de Georges Duthuit d’une part, de Jacques Dupin et de Philippe Jaccottet d’autre part.
  • 1954 – 1957 Sur le conseil de Jouve, Pierre Leyris lui confie la traduction de pièces de Shakespeare, dont il est le maître d’oeuvre pour le Club français du livre : Jules César pour l’essai, puis Hamlet, décisivement. Avec le scénariste (et cinéaste) Roger Livet, crée un film d’animation à partir des Annonciations des peintures italienne et flamande des xve et xvie siècles, Royaumes de ce monde, qui reçoit le Grand prix des premières Journées internationales du court-métrage, fondées à Tours (1955).
  • 1958 Hier régnant désert (deuxième livre de poésie ; il recevra le prix Nouvelle Vague l’année suivante). Premier voyage aux États-Unis (Harvard International Seminar). Pierre écrite, en collaboration avec Raoul Ubac pour les éditions de la galerie Maeght.
  • 1959 L’Improbable, premier recueil d’essais. Début des liens d’amitié avec Jean Starobinski, Boris de Schloezer (introducteur de Chestov en France), bientôt Gaëtan Picon et Louis-René des Forêts.
  • 1960 Jules César, dans la traduction d’Yves Bonnefoy, est mis en scène par Jean-Louis Barrault, avec des décors de Balthus. Début des séjours d’enseignement aux États-Unis, pour à chaque fois des semestres, à Brandeis University (d’autres suivront en 1963 et 1965, et toute l’année en 1967).
  • 1961 Rimbaud par lui-même, éd. du Seuil.
  • 1963 Découvre avec Lucy Vines les Basses-Alpes et, à Valsaintes, l’ancienne abbaye qu’ils vont tenter de relever, et où ils passeront les mois d’été (L’Arrière-pays y sera écrit ; Ce qui fut sans lumière [1987] témoignera de l’attachement à ce lieu, dont le poète avait dû se séparer).
  • 1965 Pierre écrite (troisième livre de poésie).
  • 1967 Un rêve fait à Mantoue. Fondation (avec Gaëtan Picon, André du Bouchet, Jacques Dupin, Louis-René des Forêts – plus tard, Paul Celan et Michel Leiris) de la revue L’Éphémère, qui paraîtra jusqu’en 1972.
  • 1968 Mariage avec Lucy Vines. Voyages en Inde (avec Octavio Paz), au Japon, au Cambodge, en Iran.
  • 1969 « Gauss Lectures » à Princeton University : « Modern Poetics and the Temporal Predicament ».
  • 1970 Rome 1630 : l’horizon du premier baroque (le prix des Critiques lui sera attribué l’année suivante). À l’automne, enseignement à l’université de Genève (en remplacement de Jean Rousset). Publication du premier volume de l’auteur dans la collection « Poésie » chez Gallimard.
  • 1972 Naissance de sa fille, Mathilde Bonnefoy ; la mère du poète, Hélène, est morte à Tours en avril. Fondation chez Flammarion de la collection « Idées et recherches ». Publication de L’Arrière-pays chez Skira. Nouvel enseignement à l’université de Genève (cette fois en remplacement de Jean Starobinski).
  • 1973 – 1976 Enseignement à l’université de Nice ; habite les deux premières années à Spéracèdes (arrière-pays de Grasse), la troisième à Antibes. Début de la vaste entreprise du Dictionnaire des mythologies (qui paraîtra en 1981), avec une centaine de collaborateurs (Collège de France, École pratique des hautes études, diverses universités). En 1973, prix Henri-Mondor de l’Académie française pour l’ensemble de l’oeuvre. En 1974, film de Jean-Pierre Prévost consacré à Yves Bonnefoy (diffusé le 21 juin sur la troisième chaîne de l’Ortf).
  • 1975 Dans le leurre du seuil (quatrième livre de poésie) ; en 1976, exposition « Terre seconde » au château de Ratilly (Yonne) et publication du numéro de L’Arc consacré à Yves Bonnefoy, premier d’une longue suite de volumes d’études critiques.
  • 1977 Rue Traversière. Le Nuage rouge (tome II de L’Improbable). Prix Fémina Vacaresco (pour l’ensemble des essais, mais en particulier ceux du Nuage rouge). Premier séjour d’enseignement d’un semestre à Yale (deux autres suivront, en 1979 et 1981).
  • 1978 Préface à la réédition en Folio/Gallimard des traductions de Hamlet et Le Roi Lear, « Readiness, Ripeness : Hamlet, Lear ». En mars, première exposition rétrospective organisée à la Bibliothèque municipale de Tours avec le concours de l’auteur. Prix Montaigne. Rassemblement des Poèmes au Mercure de France.
  • 1979 – 1981 Professeur associé à l’université d’Aix-en-Provence.
  • 1981 Au printemps, élection au Collège de France, à la chaire d’« Études comparées de la fonction poétique » (sur présentation de Georges Blin). Leçon inaugurale (« La présence et l’image ») le 4 décembre. Grand prix de poésie de l’Académie française pour l’ensemble de son oeuvre. Parution du Dictionnaire des mythologies chez Flammarion.
  • 1983 Premiers colloques organisés en France autour de l’oeuvre de l’auteur (World Literature Today avait publié les actes du colloque américain de Norman en 1979) : à l’université de Pau en juin, et l’été au Centre culturel international de Cerisy-la-Salle.
  • 1985 Poursuite des semestres d’enseignement aux États-Unis : à Williams College (1985 et 1995) ainsi qu’à City University (Cuny, New York, cette fois chaque année de 1985 à 1997) – auxquels on peut joindre, à diverses périodes, d’autres semestres à Pittsburgh ou Princeton, et des séjours plus brefs à Irvine, Santa Cruz, Chicago ou Oklahoma.
  • 1986 Colloque « Poésie et vérité » de l’Institut collégial européen (dir. Gilbert Gadoffre) à Loches (Touraine). Doctorats honoris causa de l’université de Neuchâtel, de l’université Rome III-La Sapienza, et de l’American College (Paris).
  • 1987 Ce qui fut sans lumière (cinquième livre de poésie) ; et Récits en rêve (l’édition italienne de 1992 sera précédée d’une importante préface). Grand prix de la Société des gens de lettres ; Prix Florence-Gould de l’Académie des beaux-arts ; Prix Goncourt de la poésie pour l’ensemble de son oeuvre. Premier séjour en Irlande, cours à la Yeats University.
  • 1988 La Vérité de parole (tome III de L’Improbable). The Bennett Award (New York). Doctorat honoris causa de l’université de Chicago. Hamlet (traduction d’Yves Bonnefoy) au festival d’Avignon (puis aux Amandiers de Nanterre), dirigé par Patrice Chéreau (la même traduction sera reprise par Georges Lavaudant à la Comédie-Française au printemps 1994).
  • 1989 Quarante-cinq poèmes de Yeats, suivi de La Résurrection.
  • 1990 Entretiens sur la poésie (1972-1990). Création à la Bibliothèque municipale de Tours d’un Fonds Yves Bonnefoy à l’usage des chercheurs. Des regroupements en ce sens avaient eu lieu dès 1976.
  • 1991 Début et fin de la neige, suivi de Là où retombe la flèche (sixième livre de poésie). Alberto Giacometti, biographie d’une oeuvre, fruit du travail de plusieurs années (qui obtiendra l’année suivante le Prix des lecteurs de Beaux-Arts, ainsi que le prix Vasari de l’édition d’art). Traductions en anglais de recueils de poèmes : In the Shadow’s Light ; Early Poems (1947-1959), ainsi que d’un volume rassemblant des écrits critiques : The Act and The Place of Poetry.
  • 1992 Doctorat honoris causa de Trinity College (Dublin). « Poésie et philosophie », lors d’un nouveau colloque de Loches sur « L’acte créateur ». Exposition rétrospective (« Yves Bonnefoy, livres et documents ») dans le salon d’honneur de la Bibliothèque nationale en octobre-novembre. Période d’active collaboration avec des artistes contemporains, à propos de livres réalisés en commun, ou pour des textes d’accompagnement de leurs oeuvres : Cartier-Bresson et Miklos Bokor en 1992, Alexandre Hollan et Georges Nama en 1993, Zao Wou-Ki en 1994.
  • 1993 La Vie errante (suite des Récits en rêve) et Remarques sur le dessin. Cours du Collège de France donnés à Amsterdam, Venise et Madrid ; puis devient professeur honoraire, tout en n’en conservant pas moins une importante activité, en ouvrant notamment un cycle de colloques au sein de l’Institut d’études littéraires du Collège de France, organisés à la Fondation Hugot (comme celui consacré à Jouve en 1988 et publié en 1995 chez Lachenal & Ritter), qui exploreront, à un rythme annuel, la « conscience de soi de la poésie ». En octobre-novembre, exposition du château de Tours concernant la relation du poète aux artistes contemporains. Participe en novembre au colloque « Yves Bonnefoy. Poésie. Peinture. Musique » de l’université de Strasbourg. Grand prix national de la Poésie ; Prix de la Ville de Paris en décembre. De 1993 à 1995, participe au comité d’« Appel à la vigilance » (juillet 1993) contre les tentatives d’infiltration de l’extrême-droite dans le monde intellectuel français, au nom des relations entre poésie et démocratie.
  • 1994 Palézieux (avec Florian Rodari) ; renouant avec un usage initié par « Readiness, ripeness », préface dans l’édition « Folio »-Gallimard au Conte d’hiver (puis à Jules César en 1995, à La Tempête en 1997, à Antoine et Cléopâtre en 1999, à Othello en 2001). En juillet, hommage lui est rendu par France-Culture dans le cadre du festival d’Avignon. En décembre, Grand prix de la Francophonie, décerné par la Fondation Georges-Pompidou (Paris).
  • 1995 Dessin, couleur et lumière (suite de L’Improbable et du Nuage rouge). La Journée d’Alexandre Hollan. Conférences (Fondation Del Duca) en avril-mai à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis). Doctorat honoris causa de l’université d’Édimbourg en mai. Diffusion par France 3 (le 9 août) du film consacré à l’auteur par Patrick Zeyen (dans la série « Un siècle d’écrivains », dir. Bernard Rapp). Prix Balzan à Berne (Suisse) en septembre (pour l’histoire et la critique des beaux-arts en Europe du Moyen Âge à nos jours). Exposition « Yves Bonnefoy. Art & Poetry » à New York (service culturel de l’Ambassade de France, catalogue Books with Painters), en septembre-octobre. En octobre, Prix mondial de la Fondation Cinodel- Duca. Aux États-Unis (sous la direction de Richard Stamelman), The Lure and the Truth of Painting : Selected Essays on Art ; suivi en 1996 de New and Selected Poems en Angleterre. Anthologies en polonais, en espagnol, et Le Nuage rouge en allemand.
  • 1996 Prix Flaiano pour la poésie à Pescara (Italie) en juillet. Exposition « Yves Bonnefoy et les arts plastiques », au Musée Jenisch de Vevey (Suisse), d’octobre à janvier 1997. Participation à plusieurs des manifestations organisées à Paris pour le centenaire de la naissance d’André Breton (rassemblées dans Breton à l’avant de soi en 2001).
  • 1997 Prix international Grinzane Cavour (Turin) en juin. Parution du premier des volumes d’actes de colloques de la Fondation Hugot du Collège de France sur «La conscience de soi de la poésie » : Poésie et rhétorique (Lachenal & Ritter).
  • 1998 « Les planches courbes » et une sélection de textes de la période surréaliste dans le volume monographique Yves Bonnefoy aux éditions du Temps qu’il fait. Préface aux Œuvres poétiques complètes de Christian Dotremont, au Mercure de France. Théâtre et poésie, Shakespeare et Yeats (écrits rassemblés sur la traduction en général, et sur ces auteurs en particulier). Le Grand Prénom (avec lithographies de Nasser Assar). « Pour introduire à Zao Wou-Ki » et « La pensée de Zao Wou-Ki ». Alberto Giacometti. Premier cycle de conférences Del Duca sur « Baudelaire et la tentation de l’oubli » à la Bibliothèque nationale de France, en avril. Prix de la Fondation Louis de Polignac.
  • 1999 Lieux et destins de l’image, « Un cours de poétique au Collège de France, 1981-1993 » (qui réunit les résumés de cours publiés dans les Annuaires du Collège de France). Couronne d’or du Festival de poésie de Stinga (Macédoine).
  • 2000 La Communauté des traducteurs. En mars, colloque de l’université de Nice (dir. Béatrice Bonhomme). Prix Giacomo Leopardi ; Haïku-Masaoaka Shiki International Prize (Japon). Avec Marc Fumaroli, Michel Zink et Harald Weinrich, dirige Identité littéraire de l’Europe (Presses universitaires de France).
  • 2001 Les Planches courbes (septième livre de poésie) ; Le Coeur-espace (version longue) ; début de la collaboration éditoriale avec William Blake & Co. (à Bordeaux) : L’Enseignement et l’Exemple de Leopardi, Le Théâtre des enfants, et Poésie et Architecture. Participe au colloque international « Yves Bonnefoy et le xixe siècle. Vocation et filiation » (université de Tours) en novembre. Premières pages consacrées à Goya (« Comment interpréter les peintures noires ? », in Avec Yves Bonnefoy. De la poésie, dir. François Lallier, Puv), fragments d’un travail en cours. En novembre, conférences Del Duca à la Bibliothèque nationale de France sur « Le poète et le ‹ flot mouvant des multitudes › ».
  • 2002 Sous l’horizon du langage. Remarques sur le regard. Prix Gabriele D’Annunzio à l’université de Chieti (Italie).
  • 2003 L’Arbre au-delà des images (sur Alexandre Hollan) ; La Hantise du ptyx. Un essai de critique en rêve (sur Mallarmé) ; Le Nom du roi d’Asiné (sur Seféris) ; Le Poète et le « flot mouvant des multitudes » (sur Baudelaire et Nerval). Préfaces à Comme il vous plaira (« La décision de Shakespeare ») et au Roland furieux de l’Arioste (« Roland, mais aussi bien Angélique »). Une centaine de ses amis lui font la surprise, dans les jardins de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, d’y être réunis pour fêter son quatre-vingtième anniversaire, le 24 juin. Prix Pascoli de poésie (Forli-Cesena, Italie) en juillet. En juin-juillet, numéro spécial d’Europe où paraissent des « fragments » de l’oeuvre poétique en cours, Le Désordre. Anthologies de poèmes et volumes d’essais en italien, en turc et en espagnol.
  • 2004 Goya, Baudelaire et la poésie, entretien avec Jean Starobinski. Feuillées (avec G. Titus-Carmel). Préface pour l’édition italienne de L’Arrière-pays. Doctorat honoris causa de l’université de Sienne en mai. Prix de Poésie de la Ville de Smederevo (Serbie). Shakespeare and The French Poet, édité et introduit par John Naughton, avec un entretien accordé par l’auteur. En novembre, participe au colloque de Paris III-Sorbonne Nouvelle consacré à ses rapports à l’image (dir. Murielle Gagnebin). Anthologies de poèmes et volumes d’essais en roumain, bulgare, allemand et italien.
  • 2005 Vingt sonnets de Pétrarque. « Ma traduction au sens large », leçons données en avril-mai à l’université de Rome III et au siège du « Consiglio delle Ricerche ». D’avril à juillet, double exposition rétrospective à Tours, classée « d’intérêt national » : au Musée des beaux-arts (« Assentiments et partages » [avec les artistes du passé]) et au château de Tours (« Poésie et peinture. 1993-2005 », [livres récents en collaboration avec des artistes]). « Ut pictura poesis et autres remarques » (rassemblement d’écrits et d’un entretien inédit sur le rapport aux images), dans Yves Bonnefoy. Lumière et nuit des images.