Une affaire d'État ou la permanence du colbertisme
Les deux expositions Architecture française se
présentent chacune comme un paysage unique,
une vue imaginaire, fresque murale
constituée des bâtiments construits de
1950 à 2000, agencés par ordre
chronologique.
Les deux expositions se développent ainsi
parallèlement selon deux axes
thématiques qui correspondent à des
particularités de l'architecture
française, de ses conditions de production
plus que de ses caractéristiques
formelles.
La première Une affaire d'État ou la
permanence du colbertisme présente les
réalisations importantes impulsées
par la commande publique. L'état
commanditaire engage des campagnes de
reconstruction après guerre, finance la
réalisation de logements sociaux de plus en
plus nécessaires et suscite ainsi des
réalisations importantes qui obligent
à de nouvelles réflexions sur les
architectures collectives et l'urbanisme et
remodèlent les conditions même du
métier d'architecte (mode de construction,
modes d'apprentissage, etc.).
Cette exposition s'ouvre donc sur la reconstruction du
Havre par Auguste Perret en 1950 et s'achève
autour de l'inauguration de la Très Grande
Bibliothèque à Paris en 1995. On y
voit les réalisations de Roland Simounet,
Paul Bossard, Émile Aillaud, Le Corbusier,
l'équipe Candilis-Josic-Woods, Claude Parent
et Paul Virilio, Jean Renaudie, Henri Ciriani,
Christian de Portzamparc, etc.

Traductions espagnole et anglaise du texte intégral de l'exposition